Critique : Les 4 fantastiques

37d4aa20f1b2503bbba1161000a46Critique (8/20) : Aujourd’hui, j’ai bien du mal à retenir ma désillusion. Cette année 2015 nous a prouvé que les suites pouvaient être une bonne idée. Citons, par exemple, le retour de Mad Max ou de Jurassic Park. Malgré tout il existe un trouble-fête venant mettre à mal la satisfaction générale : les 4 fantastiques. « La beauté du cinéma, c’est de pouvoir tenter quelque chose de différent » comme a su si bien le dire Clint Eastwood. Là, on peut dire que rien n’est différent, mais tout est transformé de la pire des manières. J’en viens à regretter d’avoir eu envie de voir le remake du quatuor qui me plaisait tant il y a quelques années.

Tout partait d’une bonne intention. Ces deux dernières années ont été peuplées de retour vers le passé avec la sortie de suites et/ou de remakes. Pouvant ainsi attirer un public massif, joyeux de retrouver les héros qu’ils ont connu. Malheureusement Josh Trank a fait une lourde chute dans les escaliers. Bien évidemment le public était présent à l’appel mais seulement pour la renommée du film. A présent, je doute que le second film prévu pour juin 2017 face d’aussi bonnes entrées. Peut-être que le réalisateur aura la bonne réaction et évitera un nouveau fiasco en se donnant la peine d’arrêter le massacre ? Du moins je l’espère fortement.

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Le film commençait pourtant sur de bonnes bases. J’étais contente de voir les débuts de l’homme élastique joué par Miles Tiller (ayant aussi joué dans Divergente) et de Ben alias « la chose » incarné par Jamie Bell. Nous les voyons construire la machine permettant de téléporter la matière d’une planète à une autre. Cette même machine qui va les amener sur la planète en question source de leurs pouvoirs. Ils feront ensuite connaissance avec un scientifique et ses enfants. C’est de cette manière que la machine prendra réellement forme. Nous comprenons dorénavant mieux le début de l’histoire qui n’était pas tout à fait expliqué dans la première trilogie. C’est un bien pour un mal me direz-vous. Le mal dans toute cette histoire, c’est l’explication de leur histoire qui dure environ 40 à 50 minutes tandis que le combat avec Fatalis, le méchant de l’histoire, doit durer en tout et pour tout 10 minutes. Je ne dis pas que les 50 minutes d’explications sont entièrement déplaisantes, mais pour un film qui dure 1h30, les 10 minutes de combat ne sont absolument pas suffisantes du tout.

Parlons donc de ce combat. Nos héros affrontent Fatalis qui s’est transformé sur la même planète après un accident lors de leur excursion. L’apparence de ce personnage est intéressante, bien plus que le premier que l’on avait vu dans la trilogie. Mais par contre, qu’il est niais. Les dialogues sont basiques et banaux. Rien d’intéressant, aucune profondeur. « Je viens vous attaquer pour détruire la planète Terre ». Bon d’accord, et ensuite ? Je me suis ennuyée au point d’en bailler à plusieurs reprises. A posteriori, nous avions vu que nos héros n’étaient pas encore très au point dans la maitrise de leurs pouvoirs. Mais comme par hasard, Mme Invisible réussi a créer des champs de force qui dépassent 10 fois la taille de ce qu’elle était capable de faire auparavant. Incapables de vaincre Fatalis chacun à leur tour ils décident de s’unir pour l’attaquer. Ils semblent vouloir monter un plan pour ce faire. Sauf que je ne vois pas le moment où ils ont eu le temps de monter ce plan pendant que Fatalis continuait à détruire la Terre et à les attaquer. Malgré tout, ils finissent par utiliser ce plan en question sorti du chapeau d’un magicien pour le vaincre.

les-4-fantastiques-nouvelles-images-la-torche-humaineJe me suis retrouvée face à un film qui ressemblait plus à un brouillon qu’autre chose. C’est bien dommage. On pouvait trouver du potentiel à cette création. Les effets spéciaux étaient tout de même très bien réalisés et les décors assez beaux, bien que basiques dans l’ensemble. Je trouve cela dommage que Josh Trank n’aie pas saisi sa chance car il aurait pu en faire un succès. Ce film n’est rien d’autre qu’une oeuvre inachevée et très mal exploitée. A l’époque où les films de super-héros peuplent les salles de cinéma il en faut un peu plus pour ravir les cinéphiles en herbe.

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