Critique : Jurassic World

jurassic-world-dino-explosion-gif.jpg-1433878809-1434117921Critique (17/20) : « Dieu crée les dinosaures. Dieu détruit les dinosaures. Dieu crée l’Homme. L’Homme détruit Dieu. L’Homme crée les dinosaures… »Je commencerais sur cette phrase de Steven Spielberg, grand réalisateur de la fameuse trilogie « Jurassic Park ». Après de nombreuses années d’attente, c’est avec stupeur que Colin Trevorrow s’est à son tour lancé dans l’aventure dinosauresque. Pour tout vous dire, j’allais gaiement en salle de cinéma mon ticket à la main tout en gardant une petite appréhension. Le nouvel opus allait-il être à la hauteur des précédents ? La réponse est oui, oui et encore oui.

Pour nous placer dans le contexte, Jurassic World est en quelque sorte une suite. Nous sommes sur la même île, nouveau parc construit à côté des ruines de l’ancien. On comprend rapidement que c’est le renouveau de l’attraction touristique qui faisait tant rêver petits et grands. Les neveux d’une des gérantes du parc viennent lui rendre visite. C’est ainsi que l’on va suivre Gray, Zach et leur tante Claire ainsi que Owen, un dresseur de raptors. Assez peu d’originalité me direz-vous. Oui, en effet, ce n’est pas l’originalité de l’histoire qui fait le succès de ce film. Ce sont plutôt les scènes et les effets spéciaux magnifiquement bien réalisés. Voici la différence fondamentale entre la trilogie et le nouvel opus.

Tout d’abord il faut savoir que ce parc là se sert d’un laboratoire afin d’amener la création de dinosaures plus étonnants les uns que les autres. De quoi apporter de nouvelles créatures à un public toujours plus demandeur. J’y vois surtout une caricature de nos sociétés actuelles. Même le plus étonnant des parcs a besoin d’inventions afin d’attirer du public qui ne sait pas toujours se contenter de ce qu’il a. C’est donc la création du dinosaure « Indominus Rex » (que l’on voit au début de l’article dans le gif) qui va semer la zizanie au sein du parc. Les limites de la création ont été dépassées. Tout ceci donnant à l’animal des capacités incontrôlables par l’Homme.

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Owen et Claire vont tenter de retrouver les deux adolescents dans le parc tandis que celui-ci est mis à feu et à sang. L’indominus Rex se balade à sa guise en tuant l’armée qui essaye de l’intercepter et en cassant les enclos d’autres races de dinosaures. S’enchaine alors une course poursuite qui nous tient en haleine. Evidemment, pendant ce temps, un militaire prend le pouvoir en exploitant certains dinosaures. Tout bon film a son lot de personnages abjectes qui ne pensent qu’à l’argent et le pouvoir que peuvent leurs procurer l’exploitation des autres. D’un autre côté, je trouve magnifique le lien entre Owen et ses raptors. On sent la possibilité d’une entente entre l’Homme et les dinosaures si chacun d’entre eux se respectent. Il est le mâle Alpha face à ses raptors. C’est d’ailleurs en partie grâce à eux que l’Indominus Rex est vaincu à la fin.

maxresdefault J’aimerai dire que le combat final est d’une beauté impressionnante. On voit s’affronter un T-Rex, 4 raptors et une créature sous-marine face à l’Indominus Rex. Claire va chercher le T-Rex dans son enclos et l’attire à l’aide d’un fumigène. Le moment où elle court est mis au ralenti pour que le spectateur ressente bien la tension qui monte tandis que le T-Rex rentre en scène. Je suis restée bouche bée pendant toute la durée de la scène car je dois dire que c’est tout à fait différent de ce à quoi on peut s’attendre. La musique amplifie tout au court de ce combat. La bande son est réalisée par Michael Giocchino à l’aide de son orchestre. Aucune chanson à parole, que des mélodies qui correspondent parfaitement à chaque instants du film. Ce chef d’orchestre connait bien cet univers pour avoir déjà travaillé aux côtés de Spielberg dans Jurassic Park 2 et 3. Après un début très doux, la musique commence petit à petit à prendre les codes des films d’horreur. Malheureusement, elle se révèle légèrement cliché dans ses exagérations.

Bien que je sois très optimiste sur ce film qui a eu un succès fou en salle, j’émets quelques réserves. Commençons par Omar Sy… Aie aie aie.. Quel dommage ! Omar Sy incarne le coéquipier de Owen durant tout le film. Malheureusement pour lui son rôle n’est que très peu intéressant. Ayant tourné à l’étranger, il s’est exprimé en anglais, ce qui normal. Le petit soucis, c’est que le doublage réalisé en France est mauvais. Sa voix semble détachée de l’action. Le deuxième défaut de ce film c’est l’apparence de l’Indominus Rex. On présente le dinosaure comme une nouvelle race surdéveloppé. Effectivement, ses capacités sont loin d’être celles que possèdent les autres races mais son apparence est bien trop proche du T-Rex. La création d’un dinosaure au physique innovant aurait été bien plus intéressant.

Malgré ces quelques petites critiques, je reste très impatiente de voir la suite qui est annoncée pour 2018 et qui se nommera « Jurassic War ». Allons-nous vers une guerre entre dinosaures et populations partout dans le monde ? Nous verrons bien ! J’espère en tout cas être aussi agréablement surprise que part ce nouvel opus.

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Une réflexion sur “Critique : Jurassic World

  1. Perso il m’a plutôt déçu. Très divertissant mais depuis le temps que j’attendais une suite je m’attendais évidemment à mieux que ce que le scénario nous propose ici. Ça fait scénario de série B, mais avec du budget.

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