Critique : Mad Max Fury Road

c4c47659-8039-4da0-b97b-f0bc4be9d560.NoneCritique (19/20) : Cher Monsieur, Chère Madame, l’heure est grave. Mad Max Fury Road ou le retour en force de George Miller. Je sors du cinéma et je transpire l’émotion. Certes, ce n’est pas très élégant mais je n’ai pas trouvé d’autre tournure pour vous montrer de manière imagée mon état d’esprit en ce moment même. Ma note s’en ressent, me direz-vous. Par où vais-je commencer ?

Mad Max Fury Road ne suit pas spécialement les 3 films précédents qu’on soit bien d’accord. En tout cas, il n’a rien à envier aux précédents. On se retrouve dans un monde post apocalyptique avec notre cher héros principal : Mad Max incarné par Tom Hardy connu pour ses nombreux rôles dans des films d’actions. Max se retrouve dans la Citadelle aux prises des Warboy, les sbires de Immortan Joe. La Citadelle reste une des « villes » encore debout dans ce monde devenu désertique. L’impératrice Furiosa, main droite de notre grand méchant, s’enfuit en emmenant avec elle les mères porteuses de Immortan Joe s’attirant ainsi ses foudres. Au même moment Max essaye de se sauver alors qu’il est littéralement utilisé comme une poche de sang par un Warboy nommé Nux incarné par Nicholas Hoult. S’ensuit une course poursuite à en faire pâlir l’équipe des Fast and Furious.

George Miller a très bien choisi son casting. Charlize Theron dans le rôle de Furiosa représente une force de la nature. Elle est puissante et ça se ressent à travers l’écran. Elle m’a donné envie d’être aussi forte qu’elle autant mentalement que physiquement. Cette actrice me fascinera toujours. Elle est capable de se mettre dans la peau des personnages qu’elle incarne de manière plus que réaliste. On en oublie presque que c’est une personne normale en dehors du cinéma. Je ne suis pas féministe, mais c’est très appréciable que les femmes soient aussi puissantes que les hommes pour une fois. On a la représentation des deux côtés de l’être humain. Les femmes de tous âges se battent jusqu’à la dernière minute avec une dextérité impressionnante.

« Mon nom est Max. Mon monde est réduit à un seul instinct: survivre. Alors que le monde est tombé, il est devenu difficile de savoir qui est le plus fou. Moi … Ou tout le monde. »

C’est sur cette phrase de Mad Max que commence le film pour nous mettre dans l’ambiance. Les combats sont spectaculaires. Les voitures explosant, les vieux fusils rappelant ceux des westerns, sans compter les combattants sautant de voiture en voiture dans des positions improbables. Les paysages sont incroyables. Après être passé en Australie, l’équipe de tournage s’est rabattue sur la Namibie qui nous offre de beaux déserts ainsi que des montages à en couper le souffle. Montagnes qui ont permis à de nombreux cascadeurs de montrer leurs prouesses en motos lors de certaines courses poursuites. Je tiens vraiment à souligner leurs cascades qui ne sont pas aisées à réaliser dans du sable.

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Les plans de caméra sont gérés d’une main de maitre. On a très souvent une vue globale du ciel pour nous montrer l’avancée des convois et comment sont encerclés Furiosa et Max par les Warboy. De très beaux plans sont fait sur les visages de nos protagonistes. On peut ainsi voir leurs émotions et comprendre leur état d’esprit au moment de l’action. Notamment le visage de Nux bizarrement serein tout en criant la phrase des Warboy : « Soyez les témoins » ; juste avant de se sacrifier pour laisser ses compagnons se sauver. N’oublions pas de citer les caméras tournant à 360 degrés autour des machines de guerre pour nous montrer la mécanique impressionnante. Un des éléments appréciables a été l’absence de nausée après avoir vu les caméras tourner autour des véhicules. Bien des réalisateurs utilisent cette technique sans réellement savoir s’en servir donnant bien trop souvent mal au crâne et produisant des rendus flous peu intéressants.

La musique a eu son moment de gloire aussi. Parmi les délirantes créations de Mad Max Fury Road figure un guitariste jouant du Metal à l’aide d’une guitare lance-flamme à l’avant d’un véhicule de Immortan Joe. On ne peut que le remarquer car sa présence ne passe pas inaperçue. Harnaché de câbles élastiques et crachant des chansons incompréhensibles, ce personnage n’est pas anodin. J’en viens donc à parler de la bande son du film qui m’a paru appropriée. Aucune chanson à parole, que des mélodies qui envoient du lourd. On peut aussi citer de l’opéra à certains moments notamment lors d’une scène de combat finale. Plusieurs auteurs-compositeurs que vous pourrez retrouver sur you tube ont été engagés pour constituer la bande son.

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Ce film rentre dans mon Top 10, mon palmarès. Lorsque la lumière s’est allumée, je me suis retrouvée à nouveau dans une réalité propre et bien rangée ou chaque chose a sa place. C’est l’une des rares fois où je me suis dis que 1 ou 2 heures de film n’aurait été nullement déplacé bien que l’histoire soit réduite et peu construite par rapport au livre selon certains. Je n’ai clairement pas vu le temps passer et en grande amatrice d’apocalypse j’ai été servie comme il se doit.

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